jeudi 28 février 2008

Je devais me lancer dans un récit de mon escapade en pays germanique, et voilà que je ne cesse de reporter cela au lendemain...mais il faut que je vous explique: ces jours-ci, je n'avais point envie de rester collée devant mon ordi étant donné le temps qu'il faisait. Et en effet: après Berlin, où on s'est caillées grave, voilà qu'à Salzburg c'était presque le printemps lorsque l'on est revenues! Sans blague, lundi et mardi, j'ai pu sortir avec juste un petit pull!

Donc lundi, je m'en suis allée faire un tour sur la colline à deux pas (que dis-je, deux pas et demi!) de l'appart, la bien nommée "Kapuzinerberg", car au sommet s'y trouve un monastère où vivent encore des moines Capucins.

Quel plaisir de se balader dans la forêt, au calme, sentir la nature, là , toute proche. Ce que j'aime quand je me balade comme ceci dans des sentiers forestier, c'est l'impression de sérénité, d'apaisement que je ressens. C'est tellement agréable d'être en ville, et de pouvoir tout de même s'évader pendant quelques heures. C'est important pour moi, et ça en fait l'une des (nombreuses) raisons qui me font aimer Salzburg. De là haut, on peut donc s'enfoncer dans les bois, être seul(e), ne rencontrer personne pendant des heures. Et puis au retour, on peut s'arrêter au "point panoramique", s'asseoir, et contempler, des heures, la ville qui s'étend: les toits des maisons, les clochers des église, la salzach et ses ponts,....je suis restée sur mon banc, impassible, jusqu'au coucher du soleil, laissant mes pensées vagabonder allègrement, mon esprit s'évader,...avant de rentrer...et d'enfiler mon tablier de cuisinière! Précisons que nous avions des hôtes de passages à Salzburg pour quelques jours: la copine de Conni, Eleanor-dit Eli pour les intimes-et Alexandra-ou Alex de son petit nom. Je souhaitais leur faire découvrir un peu quelques "spécialités françaises", et puis, aussi, je trouve qu'il est toujours agréable de se retrouver entre amis à table. Je n'ai pas fait dans la grande cuisine, le but n'étant pas de les impressionner, mais plutôt de faire un bon repas et avec ce qu'il faut en quantité (quand on a deux grands gaillards comme Tim et Conni à la maison, il faut prévoir un gros gros plat!). Le menu fût donc simple: salade verte composée, hachis parmentier et tarte poire-amandine. Pas de quoi s'enflammer, donc! Mais l'essentiel c'est tout le monde a apprécié. C'est toujours un peu le risque, quand on cuisine: peur que ce soit râté, ou bien que les autres n'aiment pas...J'ai toujours une certaine appréhension lorsque je fais à manger pour les autres. Je surveille donc la première bouchée: je suis là, attentive, presque crispée, à épier leur moindre réaction...et quand je vois un sourire, et ensuite quand j'entends un compliment, je me détends. Ce qui est bien avec mes colocs, c'est qu'ils ne sont pas difficiles, et ne demandent pas des mets très compliqués! Pour eux, le repas que je leur ai cuisiné, c'était déjà énorme! Et puis, voir Tim et Coni se resservir trois fois, et les entendre dire : "c'était délicieux" "super", ça fait plus que plaisir! Je dirais même que ça fait du bien à mon ego!


Mardi, il faisait encore meilleur que la veille! Incroyable! Un grand soleil brillait dans un ciel bleu  immaculé, donnant l'envie de s'évader à nouveau dans la nature! Nous avons donc pris nos vélos, Coni, Eli, Tim, Alex et moi (Ulli, malade, et clouée au lit depuis quelques jours, nous a regardé partir avec envie. Elle s'est choppée une angine, la pauvre, et pour elle c'est: repos, repos, repos.). Et avons roulé jusqu'au château de Hellbrunn, situé à environ 6 kilomètres de la ville. C'est un lieu  très chouette et parfait par un tel temps: imaginez un château (construit au 17ème siècle) entouré de jardins, du genre "mini-Versaille", et puis tout autour un parc immense, avec d'un côté, des jeux pour les enfants, et de l'autre, des bassins, dans lesquels nagent paisiblement des poissons,  et barbottent canards et cygnes. Et puis, dans un coin du parc, une colline boisée, du sommet de laquelle on a un superbe panorama. Nous avons tous profité, à notre façon, de cette belle journée: Alex s'allongeant et s'endormant au soleil, les "zamoureux" se faisant des bisous sur un banc, et moi, observant les personnes autour: solitaires, couples, familles, personnes âgées, il y avait de tout à vrai dire! Puis je m'en suis allée me balader sur la colline jusqu'à ce que l'astre solaire décline, décline,...et disparaisse. Le soir tombé, ce fût l'heure de reprendre nos fidèles montures, parquées sagement à l'entrée, et de rejoindre la maison.



Hier soir, mercredi, nous étions invités à la "Wg party" d'un ami de mes colocs. (Autrement dit, une soirée, dans un appart, avec plein de monde!).
Je ne connaissais point les hôtes, enfin c'est ce que je croyais...Quelle ne fût alors pas ma surprise de retrouver, parmis les colocs, un visage qui ne m'était point inconnu!  Et pour cause: il s'agissait tout bonnement d'un irlandais qui m'avait branché un soir dans un pub à Salzburg, alors que je buvais tranquillement ma bière au bar avec des amis. Je n'en avais pas forcément gardé un très bon souvenir, étant donné qu'il était franc soûl, et n'avait cessé de répéter combien il aimait la France, et puis les françaises, bien sûr, et avant tout! Voilà donc que je le re-croise à une soirée justement organisée dans l'appart où il vit!! Salzburg est décidément une petite ville! Le bonhomme n'a pas changé de refrain, en tout cas, et je me vois entendre dire une bonne vingtaine de fois qu'il a toujours rêvé de rencontrer une française et, qu'enfin, c'est arrivé! Ouai, contente pour toi mon gars! Heureusement, ses compères irlandais, présents en nombre, formaient une bande de joyeux drilles et savaient mettre l'ambiance...en jouant de la musique et en chantant! On eu donc droit à (presque) tout le répertoire du "folklore" irlandais, pour ainsi dire! Notre gaillard s'emballa égalemnt et, saisissant sa guitare, me fît une petite chanson dédicace: fort sympathique! Enfin, disons qu'il avait réussi à récupérer quelques points au début, parce que je trouvais l'attention un peu touchante...jusqu'à ce qu'il "parte en live ", c'est-à-dire qu'il se lance dans une impro totale et  dérive dans les paroles! Du pas très fin en gros! Il a quand même fait bien marrer tout le monde, moi y compris! Quoi qu'il en soit, j'étais et suis toujours une fan de musique irlandaise! Ce n'est pas parce que j'ai rencontré un irlandais lourdingue que tous les irlandais sont ainsi! Allez, sans rancune mon gars! 

Petite chanson pour se mettre dans l'ambiance, avec en prime les beaux paysages de l'Irlande!
("Carrickfergus")

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